Ringo Starr : une étoile qui ne pâlit pas

Devin était celui ou celle qui aurait pu prédire que notre ami Ringo aurait, près de 50 ans après la dissolution des Beatles, un catalogue garni de dix-neuf albums studios, sans parler de onze albums en spectacle et plus de vingt-six simples !

Celui dont plusieurs se moquaient, disant qu’il ne révolutionnerait jamais l’industrie de la musique et qu’il se recyclerait plutôt dans le domaine cinématographique en accrochant ses baguettes vient pourtant de sortir sa dernière galette, Give More Love. Disponible en cherchant sur votre site internet préféré ou dans les bacs de votre disquaire local (ce qui est, fort malheureusement de plus en plus rare, même pour les toutes dernières nouveautés, sauf peut-être en commande spéciale, n’aidant pas le fait que les magasins ayant pignon sur rue se font de plus en plus rare).

We’re on the road again !

Nous voilà de retour sur la route, de chanter Ringo sur la première pièce, très entraînante, qui donne justement le goût de prendre la route et de monter le volume. Accompagné d’un certain ami prénommé Paul (McCartney) et d’un certain beau-frère prénommé Joe (Walsh), la chanson nous entraîne sur un rythme de guitare qui donne envie de danser et un son de batterie caractéristique que l’on reconnait tout de suite. On peut entendre à quelques moments la voix de Paul, sans que cela ne vole la vedette à Richy.

L’album s’écoute bien, avec tantôt des chansons plus rock, tantôt plus country ou reggae. Ringo puise son inspiration dans plusieurs époques de sa carrière, nous remémorant Sentimental Journey (1970), Ringo (1973) ou encore Stop and smell the roses (1981).

S’auto-produisant sur cet album, on sent qu’il s’amuse bien avec ses musiciens et amis. Le cinquante-deux minutes du disque s’écoute tout seul, sans avoir à changer de chanson. L’édition terminant avec quatre chansons bonus qui à mon avis, ajoutent au produit, vaut l’écoute.

Une démo retravaillée de « Back Off Boogaloo », une version plus country de « Don’t pass me by », une version réenregistrée de « Photograph », d’aucunes ne surclasse les enregistrements originaux, mais donne une certaine touche de fraîcheur. Je connais quand même bien la discographie de Ringo, certains albums sont moins intéressants musicalement que d’autres, mais il y a toujours une ou deux chansons qui attirent l’attention sur chaque album, si ce n’est de l’album qui est bon dans l’ensemble.

Je n’ai personnellement pas compris le choix de « You can’t fight Lightning » qu’il ajoute en bonus au côté des autres. Elle n’était pas un succès à l’époque et à mon avis ne rajoute rien, étant le seul point faible de cet album que j’aime bien.

Un 4 Starr (étoiles) sur 5.


Auteur : Sébastien Tremblay

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